Je suis la Solution à un Problème sur Terre #23
Vous êtes-vous déjà retrouvé devant un problème où vous vous rendez compte, qu’en dépit du fait que vous êtes nombreux à le constater, vous êtes la seule personne à être dérangée ? Que les gens au tour de vous semblent ne pas être dérangés ou peut-être ils le sont mais pas au même niveau que vous ? Prenons le cas de la pauvreté, vous êtes peut-être dérangés plus que tout le monde, lorsque vous voyez les pauvres, vous vous interrogez comme la mère Theresa, ‘’pourquoi il y a tant de pauvreté dans le monde ? Que peut-on faire pour ne serait-ce que limiter la pauvreté dans la vie des gens ?’’
Dans les années 1000 avant Jésus-Christ, Israël a eu un roi nommé David. Alors qu’il était encore jeune (une quinzaine d’années avant de devenir roi), un jour son père l’a envoyé apporter de la nourriture a ses frères qui étaient dans le champ de bataille. Arrivé sur place, il se rend compte que toute l’armée d’Israël, ses frères et le roi y compris, sont paralysés par un géant guerrier du camps adverse, appelé Goliath. Ce dernier insultait le Dieu des israélites, et personne n’osait bouger le petit doit. Cela a fortement dérangé David, de voir qu’il était apparemment le seul à être dérangé par les insultes que ce philistin de Goliath profanait envers le Dieu d’Israël. Il a donc eu à faire face à ces questionnements en arrivant aux champs de bataille, voyant la manière dont Israël et le nom de leur Dieu étaient méprisés par les philistins, plus précisément par Goliath. Lorsque vous lisez la suite de l’histoire, vous verrez que David s’est décidé d’agir, pendant les autres regardaient (1).
(1) David dit à Saül: Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin! Ton serviteur ira se battre avec lui.
Toujours avant Jésus-Christ, il y a aussi eu un israélite appelé Gédéon, qui a eu à se poser des questions, lorsqu’il voyait la manière dont Israël était opprimé et humilié par les philistins (2). Cela peut être aussi votre cas : quelque chose vous dérange profondément et vous vous posez la question de savoir par exemple ‘’pourquoi de la qualité de l’enseignement de mon pays est si pauvre ?’’ Les plus grandes nations dans ce monde, sont celles qui sont remplies des gens qui se demandent ‘’qu’est-ce que je peux faire pour mon pays ?’’, plutôt que ‘’qu’est-ce que mon pays peut faire pour moi ?’’
(2) Gédéon lui dit: Ah! mon seigneur, si l’Éternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées? Et où sont tous ces prodiges que nos pères nous racontent, quand ils disent: L’Éternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Égypte? Maintenant l’Éternel nous abandonne, et il nous livre entre les mains de Madian!
Au fait, je parle d’une chose qui vous dérange jusqu’à vous emporter même votre sommeil et que les gens au tour de vous en passe outre. En utilisant l’analogie d’une femme enceinte, l’on se rend compte que cette dernière ne sent soulager et calme, que le jour où elle sort son enfant, le jour où elle enfante son bébé. Il en est de même pour celui qui a en lui un fardeau : il ne peut être en paix qu’au moment où il voit son fardeau être réalisé. Ce fardeau devient des fois une charge à tel point que ne pas l’accomplir est semblable à l’échec de toute une vie. Comme Nelson Mandela — celui qui a lutté toute sa vie pour l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud — malgré le niveau de souffrance qu’il avait enduré, ce dernier a refusé d’accepter les avantages et intérêts qui lui été proposés, à condition d’accepter d’abandonner sa lutte. Tellement que la réalisation de son fardeau était pour lui le pourquoi même de son existence, abandonner sa lutte aurait été pour lui l’équivalent de l’échec de toute une vie. C’était inacceptable pour lui de vivre en voyant son peuple souffrir. Voilà pourquoi il a dit :
Tant que tu n’as pas encore trouvé une raison pour laquelle tu es prêt à mourir, tu n’as pas encore commencé à vivre
C’est le cas aussi avec Gandhi : il a accepté la grève de faim à cause de la persistance des problèmes de son peuple. Il était déterminé à tout faire pour que son peuple retrouve sa liberté et ses droits. Il se sentait donc obligé de résoudre ce problème, avant de mourir.
La relation entre votre problème et votre potentiel
Pour bien comprendre ce point, étudions un peu les arbres. Les arbres résolvent beaucoup de problèmes : Ils nous permettent d’avoir de l’air frais (les arbres extraient le gaz carbonique de l’air pendant la journée, et le relâche pendant la nuit, lorsque plusieurs d’entre nous dorment, ou s’apprêtent à dormir). Ils nous permettent de nous jouir de leurs fruits, d’utiliser ces feuilles pour extraire des médicaments. Avec son bois, nous pouvons faire des meubles, des chaises etc. Ainsi, avoir un noyau d’un arbre entre ses mains, signifie avoir quelque chose qui a la capacité de résoudre beaucoup de problèmes. Toutefois, au moment où il est encore entre vos mains, il en a le potentiel, mais il n’en a pas encore la capacité.
Comment alors l’arbre développe son potentiel jusqu’à être capable de résoudre tous ses problèmes ? Je dis ‘’ses’’ problèmes, car les problèmes que vous êtes appelé à résoudre sur terre, sont en réalité vos problèmes, parce que c’est comme une tache qui vous a été accordée, à vous. Nous savons que l’arbre passe par beaucoup d’étapes notamment : il faut avoir son noyau qu’on va mettre sous le sol, jeter de l’eau, mettre des engrais chimiques, en prendre soin — ainsi un jour, il sortira du sol, il va immerger vers l’extérieur, pousser jusqu’à être capable de résoudre beaucoup de problèmes dont il avait déjà le potentiel et mais pas encore la capacité.
Les mêmes lois s’appliquent aussi aux êtres humains : nous avons le potentiel dès la naissance mais il faut juste le développer pour avoir la capacité de résoudre les problèmes que nous sommes appelés à résoudre.
Parfois, certains problèmes que nous rencontrons aujourd’hui nous préparent, nous équipe, nous rendent capables pour les problèmes que nous sommes appelés à résoudre demain. Il est bien d’avoir un fardeau, de vouloir résoudre un problème mais il est aussi important de savoir que, la volonté seule ne suffit pas — en plus de celle-ci, il faut avoir la capacité. C’est pourquoi plusieurs regrettent après avoir échoué à une tache qu’ils avaient vraiment la volonté de réussir, mais manquaient la capacité. En d’autres termes, le fait de regretter démontre que, malgré la volonté de réussir, une chose a manqué, et cette chose est souvent la capacité.
La volonté seule ne suffit pas
C’est ainsi que le créateur permet que nous rencontrons certains problèmes dans notre vie dans le but de nous préparer aux problèmes que nous sommes appelés à résoudre. Lorsqu’on parle de Dieu en tant que pourvoyeur, sa capacité à pourvoir s’étend jusqu’au fait de nous équiper, afin de nous rendre capables de résoudre le problème que nous sommes venu résoudre sur terre.
Lorsque nous analysons l’histoire de l’Israelite David dont nous avons parlé ci-haut, l’on se rend compte qu’il a reçu la révélation ou la prophétie de sa future royauté dès le bas âge, dès son enfance. Le jour où il est arrivé sur le champ de bataille, interrogé par Saul (qui était roi d’Israël à l’époque. C’est à lui que David a succédé) sur sa décision de combattre Goliath, David a donné une réponse intéressante en disant ‘’l’Eternel qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera de la main de ce philistin.’’(3) En d’autres termes, c’est le jour où il s’est retrouvé face à Goliath, qu’il a compris que ses batailles d’autrefois avec le lion et l’ours n’étaient (4) qu’une préparation pour lui, pour sa vie future car ceux-ci lui ont permis d’être rassuré, d’avoir la confiance en soi et donc d’être préparé.
(3) David dit encore: L’Éternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David: Va, et que l’Éternel soit avec toi!
(4) David dit à Saül: Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais. C’est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté l’armée du Dieu vivant.
S’il n’avait jamais eu à affronter ce lion et cet ours, il n’allait jamais avoir l’audace de se mettre en face de Goliath pour le combattre. Ceci est juste pour dire que les évènements que nous rencontrons sont en réalités une préparation pour les problèmes, les taches que nous sommes appelés à résoudre dans notre vie. Même la victoire de David sur Goliath n’était pas la finalité (car il était appelé à devenir un Roi) mais également une préparation car à l’époque, la grandeur d’un Roi était mesurée à sa capacité à défendre son royaume face aux attaques des ennemis du royaume. La victoire de David sur Goliath lui a donné une renommée, lui a permis d’avoir sous ses ordres mille soldats (5), ce qui lui a permis d’apprendre à diriger et ce nombre de personnes qu’il dirigeait n’avait fait qu’augmenter jusqu’au jour où il était devenu le Roi.
(5) Il (Saül) l’éloigna de sa personne, et il l’établit chef de mille hommes. David sortait et rentrait à la tête du peuple…
Ce qui importe de savoir est que, David n’est pas devenu Roi soudainement, brusquement. Malgré la prophétie de Samuel (l’un des plus grands prophètes de tous les temps), il lui a fallu une certaine préparation dans son parcours afin de développer son potentiel. Il avait le potentiel de résoudre les problèmes d’Israël, mais il fallait qu’il le développe en faisant face à des petits problèmes — le lion, l’ours, Goliath, le fait de commencer à diriger les soldats, à fuir le roi Saül qui voulait le faire exécuter afin qu’il ne prenne pas sa place, etc. Tous ces petits problèmes auxquels David a eu à faire face n’ont fait que développer son potentiel à tel point que le jour où David est devenu Roi, il était différent du David à qui Samuel avait donné la prophétie — ces épreuves avaient forgé sa personnalité et lui avait rendu capable de diriger toute une nation, et faire face à tous les problèmes qui viendraient par la suite.
Essayer de résoudre un problème trop tôt peut se tourner à un cauchemar, même si on est destiné à en apporter la solution
C’est comme enfanter un bébé de façon prématurée. Les chances de survie diminuent, plus le bébé est exposé tôt.
Prenons pour exemple, l’illustration d’une personne qui a le fardeau de devenir médecin, s’il ne passe pas par la préparation, par les épreuves que passe tout celui qui veut devenir médecin, c’est à dire apprendre la médecine, il ne pourra jamais faire une intervention chirurgicale malgré le fait qu’il peut en avoir le potentiel. Donc la volonté seule ne suffit pas, il faut se former pour développer son potentiel afin d’être capable de résoudre son problème, celui qu’on est appelé à résoudre sur terre. La bible parle aussi d’un jeune homme dénommé Joseph qui, malgré le fait qu’il avait la révélation, le potentiel de devenir un grand homme, ne pouvait être capable d’assumer toutes ces responsabilités, dès le lendemain de cette révélation (il a fait plusieurs songes lui montrant l’avenir qui lui était réservé) (6). Voilà pourquoi il était important qu’il passe par beaucoup de problèmes afin de développer son potentiel, son caractère et sa personnalité.
(6) Joseph eut un songe, et il le raconta à ses frères, qui le haïrent encore davantage. Il leur dit: Écoutez donc ce songe que j’ai eu! Nous étions à lier des gerbes au milieu des champs; et voici, ma gerbe se leva et se tint debout, et vos gerbes l’entourèrent et se prosternèrent devant elle. Ses frères lui dirent: Est-ce que tu régneras sur nous? est-ce que tu nous gouverneras? Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses songes et à cause de ses paroles. Il eut encore un autre songe, et il le raconta à ses frères. Il dit: J’ai eu encore un songe! Et voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le réprimanda, et lui dit: Que signifie ce songe que tu as eu? Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner en terre devant toi? Ses frères eurent de l’envie contre lui, mais son père garda le souvenir de ces choses.
Après avoir été vendu comme esclave en Egypte par ses propres frères, arrivé en Egypte, Joseph a été vendu au Potiphar (une personnalité importante en Egypte à l’époque), et le Potiphar lui a donné la responsabilité de gérer toute sa maison (7). Quelques temps plus tard, Joseph a pu expliquer (8) le songe du Pharaon et donner des orientations (9), parce qu’il avait déjà acquis la maitrise de gestion des ressources, compétence qu’il a développée ou même appris en gérant la maison de Potiphar. Ces compétences lui ont donc permis de résoudre le problème de la famine, que l’Egypte et ces pays environnant ont connu pendant 7 ans (10).
(7) Joseph trouva grâce aux yeux de son maître, qui l’employa à son service, l’établit sur sa maison, et lui confia tout ce qu’il possédait.
(8) Ainsi, comme je viens de le dire à Pharaon, Dieu a fait connaître à Pharaon ce qu’il va faire. Voici, il y aura sept années de grande abondance dans tout le pays d’Égypte. Sept années de famine viendront après elles; et l’on oubliera toute cette abondance au pays d’Égypte, et la famine consumera le pays. Cette famine qui suivra sera si forte qu’on ne s’apercevra plus de l’abondance dans le pays.
(9) Maintenant, que Pharaon choisisse un homme intelligent et sage, et qu’il le mette à la tête du pays d’Égypte. Que Pharaon établisse des commissaires sur le pays, pour lever un cinquième des récoltes de l’Égypte pendant les sept années d’abondance. Qu’ils rassemblent tous les produits de ces bonnes années qui vont venir; qu’ils fassent, sous l’autorité de Pharaon, des amas de blé, des approvisionnements dans les villes, et qu’ils en aient la garde. Ces provisions seront en réserve pour le pays, pour les sept années de famine qui arriveront dans le pays d’Égypte, afin que le pays ne soit pas consumé par la famine.
(10) Les sept années d’abondance qu’il y eut au pays d’Égypte s’écoulèrent. Et les sept années de famine commencèrent à venir, ainsi que Joseph l’avait annoncé. Il y eut famine dans tous les pays; mais dans tout le pays d’Égypte il y avait du pain. Quand tout le pays d’Égypte fut aussi affamé, le peuple cria à Pharaon pour avoir du pain. Pharaon dit à tous les Égyptiens: Allez vers Joseph, et faites ce qu’il vous dira. La famine régnait dans tout le pays. Joseph ouvrit tous les lieux d’approvisionnement, et vendit du blé aux Égyptiens. La famine augmentait dans le pays d’Égypte. Et de tous les pays on arrivait en Égypte, pour acheter du blé auprès de Joseph; car la famine était forte dans tous les pays.
Ce qui est important à retenir ici est que, les problèmes que nous rencontrons sont juste une préparation pour nous, pour développer notre potentiel afin de nous armer, de nous équiper pour les problèmes que nous sommes appelés à résoudre. Et nous avons besoin de la grâce de Dieu, afin de pouvoir obéir à sa loi.
Dans l’article suivant, nous allons continuer à traiter ce sujet.
Question de la semaine : Selon vous, quel est votre problème (celui que vous devez résoudre pour nous) ?
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Que la Grâce de Dieu, nous aide à obéir à sa Loi.
Merci de me lire :-)
Ressources
(1) 1 Samuel 17 :32
(2) Juges 6 :13
(3) 1 Samuel 17 :37
(4) 1 Samuel 17 : 34–36
(5) 1 Samuel 18 :13
(6) Genèse 37 :5–11
(7) Genèse 39 :4
(8) Genèse 41 :28–31
(9) Genèse 41 :33–36
(10) Genèse 41 : 53–57